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  pride and prejudice. (ft. terrance)

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MessageSujet: pride and prejudice. (ft. terrance)     pride and prejudice. (ft. terrance)  EmptyLun 29 Juil - 7:13


Le salon du livre. Un rendez-vous incontournable pour Ariane, pour elle, s'y rendre, c'était un peu comme se retrouver au paradis. Elle aimait flâner entre les stands des différents éditeurs, discuter, et puis surtout c'était la meilleure occasion pour découvrir de nouveaux livres d'ailleurs, la jeune femme en revenait toujours avec une pile in mesurable de livres sous les bras, à en croire que tout son salaire du mois y passait. Cependant, cette année, c'était spécial, c'était la première fois qu'elle allait y assister en temps que membre d'une édition. Elle n'avait pas encore reçu les retours sur son manuscrit mais elle avait eu le privilège de pouvoir assister au salon du livre avec sa future maison d'édition et venait donc de passer la nuit dans un hôtel prestigieux de New York sans dépenser un sou. Ce matin là, quand son réveil sonna, elle se leva tout sourire aux lèvres, bien décidée à passer une journée de folie. Le soleil n'était pas encore levée mais elle comptait bien être sur son trente-et-un, elle tenait réellement à être présentable, pas question de donner une mauvaise image à son futur éditeur. C'est pourquoi, après avoir pris une bonne douche froide pour se réveiller les articulations, elle enfila une jupe avec un chemisier, très chic sans être vieillot. A son image, elle qui aimait séduire les hommes mais aujourd'hui, il n'était pas question pour elle de faire du rentre dedans à tous les beaux garçons qu'elle pourrait croiser, elle était décidée à avoir un comportement exemplaire, une vraie jeune femme modèle en sorte. Elle continua en enfilant une paire de talon, récupéra son sac et sa veste et descendit de sa chambre afin d'aller déjeuner. Là, elle retrouva une majeure partie de l'équipe de l'édition et en profita pour faire plus ample connaissance et se renseigner plus en profondeur sur les auteurs qui seraient présents pour cette édition du salon du livre. Le petit déjeuner lui parut interminable, jamais elle ne mettait autant de temps pour manger mais là, les discussions s'enchaînaient les unes aux autres à tel point qu'Ariane avait l'impression qu'ils en avaient au mois pour jusqu'à la fin de la journée. Par chance, ce ne fut pas le cas et l’heure vint bientôt de prendre la direction du lieu où se déroulait le salon. Là, Ariane enfila son badge au nom de la maison d'édition et profita d'un petit moment de liberté pour faire le tour des stands, il était encore tôt et c'était déjà l'effervescence, pourtant, dans quelques heures, elle le savait, la foule serait encore plus nombreuse, impressionnante... Mais sans doute, la jeune femme ne s'attendait pas à faire la rencontre de la personne qu'elle n'allait pas tarder à croiser, comme quoi, le destin faisait parfois bien (ou mal) les choses, sur des centaines de personnes, il fallait que ce soit sur LUI qu'elle tombe, lui qu'elle ne connaissait que très peu mais avec lequel elle entretenait pourtant des relations très intimes... Ainsi, au détour d'un stand, elle fit tomber sans faire exprès un livre qui tomba sur le pied de ce jeune homme qui ne tarda pas à se plaindre,en français. Confuse et intriguée par le fait de trouver un français au salon, ce qui lui rappelait sa naissance, Ariane s'empressa de ramasser le livre, le remit en place et se redressa, tout en s'excusant: " Excusez moi.. Je suis vraiment désolée... J'espère que je ne vous ai pas fait mal... " C'est à ce moment qu'elle croisa son regard, elle en resta bouche bée, se rappelant tout à coup les quelques nuits passées avec lui. Aucun son ne sortit de sa bouche, elle avait envie de s'enfuir, de revenir en arrière mais ses membres refusaient de lui obéir...


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Terrance de Maupin

Terrance de Maupin

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≈ âge : Vingt-sept ans.
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≈ job/métier : Professeur de philosophie & écrivain raté.

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MessageSujet: Re: pride and prejudice. (ft. terrance)     pride and prejudice. (ft. terrance)  EmptyMar 30 Juil - 1:29


~ pride and prejudice.


C’était une nuit sombre, humide, mais sans eau. Le corps en croix sur son large lit, Terrance de Maupin luttait en vain contre l’insomnie qui s’était emparée de lui voilà quelques heures, tandis qu’à l’extérieur, la pluie tardait à gicler sur les fenêtres fermées. Il entendait sa respiration lente et contrôlée et se maudissait d’avoir accepté de boire un café en compagnie de quelques amis au club, ce soir. Pourtant, ce n’était pas comme s’il n’était pas habitué à boire de la caféine avant de rentrer paisiblement chez lui ; il en prenait par habitude tout simplement et n’avait généralement pas de problèmes de sommeil. Un thé aurait sans doute davantage convenu, se réprimandait-il pour l’énième fois cette nuit. Finalement, il parvint à s’endormir et crut entendre au loin l’écho du tonnerre et la griffe d’un éclair illuminer soudainement la fenêtre faisant face à son lit. Son soi-disant repos… ne fut pas de tout repos. Il se souvint vaguement, en émergeant avec une confusion naïve ce matin-là, s’être retourné à gauche, à droite, avant de fondre dans les bras de Morphée. Ses yeux fatigués errèrent un moment avant de se porter sur le cadran lumineux, posé sur sa table de chevet : il était six heures dix. D’ordinaire, l’homme se levait tôt, il ne concevait pas sain de passer toute la matinée au lit à dormir ou flemmarder ; la journée appartenait à ceux qui se levaient tôt, comme le disait le dicton, mais cette fois, il ne s’extirpa pas de son lit tout de suite. Il fixa le plafond blanc avec un morne ennui. Son manque de sommeil ne le mettait pas de très bonne humeur et il se demandait bien ce qu’il allait pouvoir faire de sa journée. Son regard traître traîna sur son ordinateur portable, branché à la prise de courant, sur une petite table non loin du lit : Terrance savait que son manuscrit achevé attendait sagement dans la myriade de fichiers enregistrés et compactés sur le disque dur, il l’appelait, le sommait de venir le retravailler encore et encore, et sur-le-champ. Quel manuscrit, d’ailleurs ! Il regorgeait de belles figures de style, présentait au lecteur une histoire suffisamment bien ficelée à son goût, qui cachait une critique pessimiste et radicale de la société contemporaine, mais à cette ère de la postmodernité, recycler les œuvres du siècle passé n’était pas vraiment un choix avisé. Il fallait, selon l’éditeur auquel Terrance avait fait appel, innover et chercher des moyens originaux de raconter une histoire. Oser toutes les personnes, du singulier comme du pluriel, pour la narration, bâtir des personnages hors du commun… En bref, aller plus loin que nos ancêtres et prédécesseurs. Si Terrance de Maupin se prenait à écouter les conseils de cet imbécile, il écrirait un roman mettant en vedette un zoophile sadomasochiste et, il était navré de l’admettre, cette piètre idée, que les critiques littéraires s’empresseraient d’acclamer comme le nouveau messie, ferait sans doute exploser les ventes des librairies. Basta La philosophie dans le boudoir et Fifty shades of grey ! Un rire sans joie s’échappa de ses lèvres vermeilles tandis qu’il contemplait sans grande envie le monde par-derrière la fenêtre de sa chambre. Finalement, lorsque sept heures sonna, il se leva, s’habilla et alla chercher l’édition du journal, qui l’attendait au bas de la porte d’entrée. Il le déplia tout en se dirigeant vers la salle à manger, lorsqu’il tomba avec surprise sur l’article annonçant l’inauguration de l’énième édition du salon du livre de New York. Fort intéressant ! Comment pouvait-il être ignorant d’une telle nouvelle, lui qui côtoyait pourtant bon nombre d’amoureux de la littérature ? Mais peut-être ces personnes ne s’intéressaient-elles pas à la nouvelle vague d’auteurs et préféraient avec un certain snobisme les maîtres de l’art subtil de la création littéraire qui avaient d’ailleurs tous trépassé au cours du siècle dernier – il était vain et délicat, en ce cas, de désirer les rencontrer lors d’un événement culturel, n’est-ce pas ? Bah ! il ne pouvait condamner ses amis sans passer pour le dernier des hypocrites, puisqu’il partageait leurs goûts en la matière. Mais là n’était pas la question. Alors qu’il se préparait un bon café noir, il se disait qu’il serait sans doute agréable de se rendre à ce fameux salon du livre et, qui sait, y rencontrer de potentiels éditeurs suffisamment cultivés et intelligents pour s’intéresser à son manuscrit.

Il but donc son café, seul composant de son petit-déjeuner et se changea, se vêtit de vêtements plus appropriés pour la journée, un complet veston assez basique comme il en avait l’habitude, puis embarqua dans sa voiture en direction de la Grosse Pomme. Il fuma en cours de route sa première cigarette de la journée, soufflant des volutes agréables et éphémères de fumée. S’il lui fut facile de trouver l’emplacement de l’événement, ce fut une toute autre paire de manches pour garer son automobile. Il était tôt et déjà un océan multicolore de voitures avait englouti le stationnement près de l’établissement. C’était une bonne chose : les new-yorkais n’étaient pas des incultes et aimaient les livres ! Terrance rangea son ironie grinçante pour plus tard, se disant que ce n’était pas vraiment le moment et poussa une exclamation de triomphe en repérant une place libre à sa gauche. Miracle ! Il pénétra dans la grande salle, aussi bondée, sinon plus, que le stationnement à l’entrée et soupira. Était-ce vraiment une bonne idée que d’être venu ? Les visiteurs, à cette heure de la journée, se composaient essentiellement de jeunes familles et de personnes relativement âgées et Terrance grimaça en voyant une fillette d’environ quatre ou cinq ans baver ostensiblement sur un ouvrage, à quelques mètres de lui. Le visage empreint d’une profonde répulsion, il entendit la mère de la gamine lui crier qu’il ne fallait pas faire cela, que ce n’était pas correct. La petite peste éclata en sanglots en se perdant dans la foule compacte et Terrance sourit, vaguement amusé. Qu’est-ce qui n’était pas correct ? Baver sur un livre ou faire pleurer sa propre fille en public ? Dilemme étrange, choix cornélien, vraiment. Soudain, Terrance sentit avec douleur un objet lourd lui écraser sans pitié le pied. Il jura en français en sautillant sur place en se ridiculisant, sans le moindre doute. Il foudroya des yeux la cause de son mal : une encyclopédie pour enfants sur les insectes. Ah, ha, la littérature jeunesse de bas de gamme venait de lui broyer le pied ! Il ne remarqua guère la jeune femme rousse qui accourut jusqu’à lui et qui remit l’ouvrage à sa place avant qu’elle ne s’adresse à lui, s’excusant platement de l’avoir malencontreusement blessé. Car cette voix, il l’avait déjà entendue auparavant, dans d’autres circonstances il est vrai… Lorsqu’il la regarda en face, Terrance de Maupin en fut bouche bée. Son identité lui était encore inconnue – c’était là tout le charme et le pittoresque des relations sexuelles anonymes, appelons ces choses ainsi – mais ce n’était pas le plus important. Il était tout simplement incroyable de la croiser ici, dans un salon du livre. « Eh bien, quelle belle surprise ! » commenta-t-il avec galanterie. « Je ne m’attendais pas à te voir ici, c’est le moins que je puisse dire. » Il avait pris l’habitude de tutoyer ceux avec qui il couchait, après tout cela lui semblait être la chose la plus normale du monde à ses oreilles. Il remarqua alors, en haussant les sourcils, le badge accroché à la poitrine de la rousse. « Ainsi, tu écris, tu as même été publiée à ce que je vois. Félicitations ! Je n’ai personnellement pas encore reçu cet honneur. » avoua-t-il avec une pointe de jalousie qui s’estompa bien vite.

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Dernière édition par Terrance de Maupin le Mar 30 Juil - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pride and prejudice. (ft. terrance)     pride and prejudice. (ft. terrance)  EmptyMar 30 Juil - 8:02


Écrire Tu en avais fait ta passion depuis ta plus tendre enfance. Tu aimais écrire des histoires dont les protagonistes étaient tes héros préférés. Tu avais toujours eu une imagination florissante, peut être un peu trop même à tel point que parfois, tes amies se demandaient d'où pouvaient de venir toutes ces idées, souvent farfelues. L'idée de devenir écrivain ne t'étais par contre venue que bien plus tard. Pour toi, l'écriture était avant tout une passion, ton jardin secret également à tel point que partager tes écrits avec du public t'effrayait un peu mais ta première rencontre avec ton futur éditeur t'avait mise en confiance. Tu espérais simplement être à la hauteur. Toi qui n'avais pas forcément l’habitude de t'exprimer en public, encore moins sur tes propres écrits car tu considérais vraiment tes manuscrits comme quelque chose appartenant à ta vie privée et ça te faisait tout drôle d'imaginer ton livres sur les étals d'une librairie. Et dire que même certains de très proches amis n'étaient même pas au courant que tu écrivais, c'était quelque chose dont tu parlais peu, définitivement, aux yeux de tous, tu étais simplement la fleuriste du toplaire flower shop, personne ne se doutait que tu passais la plupart de tes soirées à écrire, quand tu ne te retrouvais pas dans les bras d'un autre homme. Tu aimais séduire, plus que tout, aller aux fêtes, rendre les hommes fous et puis le plus souvent, tu les laissais en plan, des désirs plein la tête. Mais d'autres fois ça finissait au lit, des relations d'un soir, sans lendemain; des personnes que tu ne connaissais pas, dont tu connaissais rien, même pas leur identité. Mais tu ne devais pas penser à ça en cette journée, définitivement, tu avais des choses bien plus intéressantes à faire comme par exemple déambuler de stand en stand dans ce salon du livre, qui sait, tu serais peut être à la place de ces auteurs l'année prochaine ?  Tu t'imaginais une pile de tes livres devant toi, à signer des autographes, à parler avec de futurs lecteurs. Et tout cela te paraissait bien loin dans ta petite tête, une peut être future réalité qui te paraissait encore bien utopique... Tu n'arrivais pas à y croire, c'était bizarre pour toi de t'imaginer auteur, officiellement. Pourtant, tu étais bien obligée d'y croire un peu plus maintenant que tu avais rencontré un éditeur qui avait décidé de lire ton manuscrit, ton roman, ton bébé, tes héros, ton univers de fantasy, à l'image du livre que tu avais toujours rêvé de lire un jour et que finalement tu avais écris. Tu en étais très fière. A cette idée, tu pensas à tes parents, ces parents dont tu n'avais jamais été très proche, ces parents riches, jusqu’à la moelle qui ont toujours pensé que les piles de cadeaux qu'ils te faisaient pouvait remplacer l'amour parental qu'ils ne te donnaient pas, sans cesse à se préoccuper de leur carrière personnelle. Eux qui n'avaient jamais voulu que tu deviennes fleuristes, ayant l'ambition que tu reprennes la chaîne de spa de ton père. Mais leur univers n'était pas le tien, définitivement alors tu avais coupé tous les ponts avec eux, mais tu ne pouvais t'empêcher de te demander s'ils ne tenteraient pas de s'approcher de nouveau de toi si tu devenais une auteur connue, l'argent, toujours. Qu'ils ne rêvent pas trop, tu n'allais pas les accueillir les bras ouverts si c'était le cas. Tu ressentais plus de la haine que de l'amour pour eux et pourtant ils étaient le sang de ton sang, la chair de ta chair.

France. Ce pays si lointain et pourtant si proche dans ton cœur. C'était ton pays natal, plus précisément en Savoie, à Chambéry. La France faisait partie de toi, malgré tout et pourtant ta naissance là bas n'avait été qu'une erreur, une erreur de timing, tu n'aurais pas du naître là bas. Tu aurais dû naître à New York, ville de tes parents, ville de ton enfance mais le destin était le destin. Alors tu étais restée attirée par ce pays, nourrissant l'envie de le découvrir un jour ou l'autre malgré le fait que tu ne parles pas un mot de français. Alors, quand cet homme sur les pieds duquel tu avais fait tomber malencontreusement un livre se mit à jurer en français, tu ressentis de suite une sorte de curiosité. Tu avais toujours rêve de parler à quelqu'un qui connaisse la France afin de te faire une idée plus précise de ce pays. Ton jour de chance était peut être arrivé. Encore fallait-il que cet homme ne te renvoie pas après que tu lui ai fait tomber cet énorme encyclopédie sur les pieds. Tu étais confuse, toi l'impétueuse et fougueuse rousse te retrouvait dans une position bien fâcheuse à tel point que tu ne savais pas trop quoi dire, et s'il ne parlait pas anglais ? Cependant ces questionnements disparurent bien vite de ta tête quand tu te retrouvas tête à tête avec celui qui avait répondu à ton annonce sur le journal. Que faisait-il là bon sang ? C'était vraiment la dernière personne que tu pensais voir là,sincèrement, la dernière que tu souhaitais voir aussi d'ailleurs. Entre vous ce n'était qu'une pure relation physique, sexuelle, vous ne connaissiez rien l'un de l'autre et c'était sans doute plus simple comme ça. Alors vraiment ce n'était pas une bonne idée qu'il te croise ici, surtout en pensant à quoi tu avais dit oui la dernière fois. Tu ne regrettais pas, tu avais même hâte plutôt, tu aimais découvrir de nouvelles choses, dans tout les domaines et vu que ta vie sentimentale était au plus plat en ce moment, rien ne t'empêchait vraiment d'avoir du plaisir physiquement. Les politesses passées, auquel tu avais répondu assez laconiquement, extrêmement gênée, tu t'apprêtais à t'enfuir, sans demander ton reste, tu pourrais faire croire qu'on t'attendais ? Ça marcherait non ? Cependant sa dernière phrase te pris au dépourvu: « Ainsi, tu écris, tu as même été publiée à ce que je vois. Félicitations ! Je n’ai personnellement pas encore reçu cet honneur. » Il écrivait aussi alors, tu le déduis par la manière dont il avait tourné sa phrase. Tu en restais bouche bée. Tu ne savais plus quoi dire alors tu répondis simplement, la vérité : " J'écris oui. Mais je n'ai pas encore eu l'honneur d’être publiée, j'ai juste déposé mon manuscrit à un éditeur qui s'est montré très emballé amis je n'ai pas encore de réponses de sa part. Vous... Tu écris aussi ? Et... Tu parles français ? " Autant pour lui, te tutoyer était devenu quelque chose de tout à fait naturel autant toi tu avais du mal, encore. Tu avais beau partager des choses très intimes avec lui, tu étais finalement très éloignée de lui. Tu ne connaissais même pas son prénom... Trouvant que tu perdais un peu tes moyens tu lui demandais poliment: " Alors tu as déjà fait un petit tour du salon ? " Tu le détaillais, il était chic, comme toujours, tes yeux ne pouvaient pas se détacher de lui et tu te rappelais soudain cette dernière nuit torride, les images revenant dans ta tête. Tu rougis, gênée et bien décidée à mettre un terme à cette entrevue qui était un vrai désastre tu dis : " Je crois que.. l'on m'attend. " Cependant, cela n'était qu'un mensonge et ça se voyait, tu savais très mal mentir, tu ne le regardais plus dans les yeux de plus. En réalité, tu avais encore tout ton temps, l'éditeur ne t'attendais pas avant le repas de midi tu avais toute la matinée pour découvrir le salon, ce n'est que l'après-midi que tu resterais sur la stand de la maison d'édition à laquelle tu étais rattachée.....

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Terrance de Maupin

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MessageSujet: Re: pride and prejudice. (ft. terrance)     pride and prejudice. (ft. terrance)  EmptyMar 30 Juil - 17:18


~ pride and prejudice.


D’aussi loin qu’il se souvienne, il avait toujours considéré le mariage, cette union éphémèrement heureuse comme il l’appelait, comme un obstacle au bonheur à long terme. Le bonheur conjugal existait-il ? Non, répliquait Terrance de Maupin sans la moindre hésitation. Comme le soulignait un certain auteur français qu’il n’avait pas encore eu la chance de rencontrer, l’amour durait trois ans. Trois étapes inévitables : la passion, la tendresse, l’ennui. C’était un cercle vicieux, un piège béat qui vous attendait au détour du chemin. Et pourtant, chaque jour, deux personnes tombaient dedans à pieds joints. Des riches, des pauvres. Des beaux, des laids. L’histoire se répétait inlassablement et l’un des partis finissait toujours par aller voir ailleurs, insatisfait et frustré de son compagnon auquel il avait pourtant juré fidélité au début de l’aventure. Et si jamais les tourtereaux, par pure hypocrisie ou pure obstination, refusaient de se quitter, eh bien ils devenaient de pauvres âmes malheureuses, trouvant un bonheur illusoire dans des hobbys ennuyants. Cette vision certes cynique de l’amour reflétait bien celle de Terrance, qui n’avait jusqu’à maintenant pas vécu de véritable idylle. Il s’enivrait de femmes, toutes aussi différentes les unes que les autres, des blondes, des brunes, des rousses, des noires, il les aimait pour quelques jours, quelques nuits, quelques fantasmes, mais il repoussait toute forme d’engagement sur le plan sentimental. Ses parents pouvaient être la faible et médiocre parodie d’un ménage heureux s’ils le voulaient ; lui, il n’était pas dupe. Les sites de rencontres hasardeuses sur le net le laissaient perplexes et les rencontres fortuites ne le séduisaient guère. C’était la raison pour laquelle il s’accrochait comme un matelot perdu en haute mer aux petites annonces dans le journal. Avec ces invitations souvent immorales, comme certains pouvaient les étiqueter, il était presque certain de ne pas être déçu le lendemain. Il pouvait choisir ses conquêtes d’un soir, il ne laissait pas le destin prendre les rênes de sa vie. Décevoir sa femme et décevoir un coup d’un soir, ce n’était pas la même chose.

Ces temps-ci, il se plaisait à rencontrer une jolie rouquine au prénom nébuleux. Il ne voulait pas le connaître, cela effacerait le mystère de leurs ébats hasardeux. Ainsi raisonnait-il. Il possédait ce qu’on appelait une certaine dose éhontée de romantisme. Pourtant, en la croisant ce matin, sa curiosité le titilla et il fut pris d’une envie soudaine de lui demander son nom. Peut-être était-ce dû à la surprise de la voir ailleurs que dans un lit, il ne savait pas. Il réalisa avec un certain amusement que la jeune femme éprouvait une certaine gêne en sa compagnie. Le tutoiement soudain, comprit-il en l’entendant hésiter sur le pronom à utiliser. Bah ! elle s’y ferait. Ils ne se connaissaient pas, ils n’étaient pas amis, mais il n’avait pas envie de faire comme si elle n’était qu’une simple connaissance, comme si elle était l’une de ces pimbêches dans les soirées mondaines qui s’exclamaient sur tout et sur rien et qui prenaient un malin plaisir à colporter des ragots sur tout et n’importe qui. Celles-là, Terrance n’arrivait guère à les supporter et s’éclipsait bien vite lorsque l’une d’elles lançait « Très cher, saviez-vous que… » d’une voix de conspiratrice. Il la regarda un moment, en silence, avant de sourire. C’était comme s’il la voyait pour la première fois. « Il ne reste plus, dans ce cas, qu’à espérer que l’éditeur en question ne t’ait pas donné de faux espoirs. Effectivement, j’écris. Des nouvelles par-ci, par-là. Un roman que j’ai tenté en vain de faire publier… » Il roula les yeux, mais comme il ne souhaitait pas s’aventurer sur ce terrain, confirma sa deuxième question : « Le français est ma langue maternelle. T’y intéresses-tu ? » Il préféra demeurer évasif sur son passé, car la rouquine était encore une inconnue et le resterait probablement ; il ne souhaitait donc pas s’épancher sur sa vie en sa présence. Fort heureusement, ils passèrent bien vite à un autre sujet. « Non, je viens d’arriver. J’espère rencontrer quelques auteurs intéressants… et un éditeur généreux. » ajouta-t-il avec un vague sourire. Puis, elle annonça avec une certaine maladresse attendrissante qu’elle devait partir, puisqu’on l’attendait. Arquant un sourcil, Terrance la dévisagea, sans mot dire. Elle fuyait son regard, son visage était écarlate et bien sot serait celui qui goberait son gentil mensonge. Intérieurement, il ricana de plaisir : la rendait-il si inconfortable que cela ? La pensée l’amusa. Avec le programme de leur prochaine soirée, cela promettait. Son imagination fertile s’envola en réalisant qu’il ne serait peut-être finalement pas si ardu de passer à la prochaine étape avec elle. Bien qu’elle ait donné son accord la dernière fois, il savait que face à ses accessoires de débauche, elle pouvait très bien reculer par lâcheté ou par insécurité. Il parlait par expérience, bon nombre de femmes qu’il fréquentait à l’époque où il embrassait pour la première fois les plaisirs déviants de la chair l’avaient laissé tombé parce qu’elles ne se sentaient pas prêtes. Mais la jeune rousse lui faisait une bonne impression. Il ne doutait pas de ses compétences malgré son manque d’expérience. « Vraiment ? » Ses yeux amusés la fixaient. Il n’avait pas besoin de mots pour lui faire comprendre qu’il ne la croyait pas. « Laisse-moi t’accompagner, je souhaiterais vivement faire la connaissance de ton éditeur, puisque je suppose que c’est lui qui t’attend. » Il lui tendit son bras, attendait qu’elle le prenne. Il agissait par hypocrisie, sachant très bien qu’elle voulait simplement s’en aller, mais aussi par plaisir. On trouvait du divertissement où on pouvait, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: pride and prejudice. (ft. terrance)     pride and prejudice. (ft. terrance)  EmptyMer 31 Juil - 11:02


Tenace. Il était vraiment tenace. Toi qui avait cru que t'enfuir serait facile, tu avais eu tord. Mais de toute façon, au fond de toi, tu le savais, tu étais comme ça aussi : une vraie têtue. Et puis de toute façon, tu mentais mal, trop mal, tu savais d'avance qu'il ne croirait pas un mot de ce que tu lui avais dit. Pourtant il semblait se prendre à ton petit jeu:  « Laisse-moi t’accompagner, je souhaiterais vivement faire la connaissance de ton éditeur, puisque je suppose que c’est lui qui t’attend. » Bon nombre de jurons contre toi même s'enchaînaient dans ta tête. Comment diantre, allais-tu te sortir de cette situation ? Ton éditeur ? Tu n'avais aucune idée de l'endroit où il pouvait être. Il avait une matinée très chargée, une réunion avec l'équipe apparemment afin de tout mettre en place pour l'après-midi, pour que tout soit parfait. Non définitivement, tu ne devais pas les déranger. Ton cerveau tournait à mille à l’heure. Bon sang, mais pourquoi n'avais-tu pas trouvé une autre excuse, un truc qui tienne la route. Ça t'apprendrais à réfléchir avant de parler. Et puis, tu te détestais, tu te comportais comme une vraie gamine. Tu avais vingt-trois ans bon sang, pas l'âge de te retrouver gênée à chaque fois que tu te retrouvais face à face avec un homme avec lequel tu avais couché d'autant plus que si tu calculais, ils étaient plutôt nombreux. Normalement, tu savais garder ton sang froid alors pourquoi était-ce si différent aujourd'hui ? Sans doute parce que c'était le salon du livre, que tu y étais avec ta future maison d'édition et qu'il était hors de question pour toi de faire le moindre faux pas. Tu voulais être parfaite, plus que parfaite. C'était ta première excuse pour expliquer ton comportement de gamine mais au fond tu savais que ce n'était pas vraiment pour ça. Tu te souvenais encore ce qu'il t'avait proposé la dernière fois, cette proposition à laquelle tu avais dit oui. Une nouvelle expérience envers laquelle tu avais à la fois appréhension et excitation. Tu aimais les sensations fortes, tu avais toujours aimé alors tu n'avais pas hésité longtemps avant de donner ton accord d'autant plus que découvrir de nouvelles choses au niveau des pratiques sexuelles t'avait toujours excité. Mais tu n'étais pas du genre à aller le chercher de toi-même, préférant toujours la simplicité malgré tes désirs secrets que tu gardais entièrement, tu voulais surtout ne pas passer pour une obsédée. Déjà que assez de gens te détestaient à cause du fait que tu séduisais tout les beaux garçons que tu croisais pour le plus souvent, les laisser sir leur faim. Ça te faisait vraiment rire. Mais tu savais que ça pouvait très vite devenir malsain alors tu faisais attention, attention à ne jamais aller trop loin, seul quelques uns avaient véritablement la chance de partager plus avec toi, toujours des relations d'un soir, sans sentiments. Du physique, rien d'autre. C'était ton mot d'ordre.

Mensonge, mot masculin qui signifie ce qui est faux, illusoire, trompeur. Ton mensonge avait été repéré, des kilomètres à la ronde. Tu devais y faire face maintenant. Et si tu te prenais au jeu ? C'était peut être le plus simple. Tu n'avais pas d'autre échappatoire de toute façon, à part jouer, encore une fois la gamine, en t'enfuyant dans ce cas là, tu ferais aussi bien d’aller d'enterrer dix pieds sous terre. Il te tendait le bras. Douce invitation que tu aurais mieux fait de balayer, tu le savais, tu savais que ton éditeur avait des vues sur toi également, tu l'avais deviné, il détestait te voir avec un autre homme, tu l'avais déjà vécu, jaloux, trop. S'il te croisait avec cet amant d'un soir (pour l'instant) il ne serait pas très content, vraiment. Pourtant, ton  corps te mena malgré toi vers ce bras tendu et tu le pris, essayant de sourire. Tu dis: " Mon éditeur ?  Euh oui, bien sûr. Je suis sûr qu'il acceptera de lire votre... ton manuscrit... " Tu n'en étais pas si sûre que ça surtout s'il vous voyait ensemble ainsi mais cela, tu n'en dis rien. Tu avais encore du mal à le tutoyer, c'était pas très naturel pour toi, tutoyer quelqu'un dont tu ne connaissais même pas le prénom... Tu mentais encore en lui disant que tu allais lui présenter ton éditeur, tu ne savais même pas où il se trouvait alors pour te sauver de ce mensonge, du mois pendant quelques minutes, tu demandas: " Que dis-tu de faire le tour du salon avant d'aller le voir ? Comme tu n'as pas encore commencé ton tour et moi non plus... Je peux même t'offrir un verre de jus de fruit si tu veux...  " C'était les avantages d ton badge mais à ce moment là, tu aurais préféré ne pas l'avoir parce que à cause de lui, cet homme auquel tu avais prévu de ne rien dire sur toi avait appris quelque chose de très important dans ta vie : l'écriture. Alors que vous commenciez à marcher, tu te rappelais la question soulevée plus tôt: le français. « Le français est ma langue maternelle. T’y intéresses-tu ? » Tu n'avais pas répondu à sa question mais il était hors de question de lui dire pourquoi tu t'y intéressais tant, il en savait déjà bien trop sur toi alors tu te contentais de répondre évasivement: " Je m'y intéresse oui, c'est un pays qui..me fascine.  " Un silence s'installa entre vous pendant quelques secondes puis ta curiosité piquée au vif, tu ne pus t'empêcher de demander: " De quoi parle ton roman ? " Au même moment, vous arriviez auprès d'un stand de livres et vous y arrêtèrent.
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